Culture

Festival l'Armor à Sons : tous ensemble, les pieds dans l'herbe

Publié le 3 mai 2019
Bob Sinclar. DR
Une affiche éclectique et familiale, un ancrage rural revendiqué, 13 000 festivaliers par soir, 1 000 bénévoles et un projet social hautement affirmé : c'est la recette du festival l'Armor à Sons, qui viendra propulser ses décibels à Bobital les 4, 5 et 6 juillet.
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« Un festival rural à taille humaine, qui revendique haut et fort son ancrage rural et ses valeurs fondées avant tout sur le vivre-ensemble » : c'est ainsi que Yoann Réhel, président de l'association organisatrice Bowidel, résume le festival l'Armor à Sons, 11è édition du nom. Cette aventure humaine, c'est ce qui fonde l'ADN de l'événement estival de Bobital, depuis ses débuts, en 1998, lorsqu'il s'appelait encore le festival des Terre-Neuvas.  Bénévole de la première heure, le nouveau président, seul aux manettes après cinq années de co-présidence, entend bien poursuivre ce qui a fait la patte de ce festival champêtre et musical. « Nous allons continuer à miser sur une programmation qualitative, populaire et éclectique, en veillant à maintenir un billet d'accès abordable ». Pour assurer la réussite de ce « festival 100 % associatif », l'association peut compter sur le soutien énergique de ses 1 000 bénévoles, dont une centaine s'activent toute l'année.

« Un festival accessible pour tous »

« Au-delà des trois jours du festival, nous développons toute l'année de nombreuses actions socio-culturelles, comme par exemple nos ateliers bricolage, qui ont permis à plus de 500 personnes en 2018 d'apprendre les techniques de menuiserie, plomberie, électricité, jardinage... ». Un volet social fort, qui se traduit également par l'inclusion dans le projet de populations fragilisées, en lien avec un réseau de 25 associations partenaires. « Notre credo, revendique Yoann Réhel, aller toujours plus loin dans les actions pour rendre la culture accessible pour tous ». Enfants et personnes âgées comprises, en témoigne notamment le Bobimôme, qui permettra aux enfants des écoles du secteur, aux établissements spécialisés et aux résidents d'Ehpad de goûter gratuitement au plaisir de la musique et de découvrir les coulisses du festival, le jeudi après-midi. Avant de laisser place au bruit et à la fureur des 13 000 festivaliers par soir... Yoann Réhel nous l'a promis, « il fera beau à Bobital ».

Bagarre
Bagarre, programmé le samedi 6 juillet à Bobital. Photo : PE Testard

 

La programmation

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Jeudi 4 juillet
AfficheBobital fera son show avec Marc-Antoine Le Bret. D'Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, en passant par Kylian M'Bappé, Vincent Cassel ou Yann Barthès, l'imitateur balancera une performance toute en générosité, entre vannes bien senties et réactivité continue à l'actualité !
→ Retrouvez notre portrait chinois : https://cotesdarmor.fr/actualites/marc-antoine-le-bret

Vendredi 5 juillet
Démarrage des festivités avec les textes crus et conscients et la voix percutante d'Eddy de Pretto. Dancefloor assuré ensuite avec Bob Sinclar, qui laissera sa place à Hoshi, sa voix rauque et la sensibilité d'écorchée. La température montera d'un cran avec Deluxe, pour un show qui s'annonce coloré et déjanté. Suivront le rap insolent et fiévreux de Koba LaD, puis celui gorgé d'auto-dérision et d'énergie positive avec Le 77. On finira la soirée en beauté avec Walter's Choice et leur folk ensoleillée et énergique.

Samedi 6 juillet
On ne le présente plus : ce sera le chanteur Pascal Obispo qui ouvrira la soirée. Il laissera sa place à la pop alternative britannique de Two Door Cinema Club, puis à Gaëtan Roussel, qui dévoilera son nouvel album néo-pop. Feder dégainera ensuite ses mélodies addictives et son twist synthétique. Place ensuite au rap nouvelle génération avec RK, à la folie fiévreuse des inclassables Bagarre, avant de poursuivre avec MNNQS (prononcez « mannequins »), entre hargne post-punk et pop anglaise. L'édition 2019 se terminera avec le quatuor Berywam, virtuoses du human beatbox.

 

Côtes d'Armor magazine numéro 169

Article issu du n°
169
de Côtes d’Armor magazine

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